Un an après avoir changé son logo sur injonction de la Commission de Régulation de l’énergie, ERDF le gestionnaire du réseau français de distribution d’électricité change à nouveau, mais cette fois, cela s’avère bien plus profond. Sur ce coup, le groupe adopte carrément un nouveau nom, Enedis, afin de se démarquer de sa maison mère, EDF.

Nouveau né

Qui dit nouvelle identité dit nouveau logo. Néanmoins des résidus de l’ancien modèle subsistent cette nouvelle mouture. Nous retrouvons ainsi le même code couleur (avec ce vert à la teinte hasardeuse) ainsi que la baseline « l’électricité en réseau ». Deux combinaisons de couleurs ont été prévues pour ce nouvel emblème : lettres bleues sur fond blanc ou l’inverse. Seul le second « e » a droit à un traitement spécial puisque cette lettre s’affiche en vert histoire de symboliser le progrès et une idée d’énergie propre. Le « d » s’affiche désormais en capitale et la typographie semble moins tassée sur elle-même. Ce n’est donc pas le logo qui change réellement, il s’adapte seulement au nouveau nom. Attaqué notamment par la CGT en raison du coût estimé de ces changements (300 millions d’euros), le groupe a répondu que le total s’élève en réalité à une vingtaine de millions et prévoit, afin de lisser les coûts, de mettre en place progressivement sa nouvelle identité sur ses camions, uniformes et autres équipements. En somme, Enedis attendra le renouvellement naturel de nombreux équipements pour y apposer sa nouvelle marque.

Le fracas provoqué par la nouvelle identité d’Enedis semble légèrement exagéré . Beaucoup font la confusion : il ne s’agit pas d’un nouveau logo mais d’une adaptation et cela change tout. Adapté un logo déjà existant à un nouveau nom n’est pas toujours simple. Surtout quand les deux noms sont voués à cohabiter pendant quelques mois. Enedis a eu la bonne idée de conserver un esprit commun malgré son changement de patronyme. Au regard de la difficulté, le résultat aurait donc pu être bien pire. Beaucoup de bruits pour pas grand chose serions nous tenter de dire… Quant à l’argent, difficile de savoir qui dit la vérité…

 

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